L'Occitanie
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Préparation

Ce voyage de 11 jours avait été préparé par Henri et Gull, le duo choc Stadler et Waldorf:

Et puis, je m'étais aussi préparé des roadbooks pour remonter rapidement si cela s'avérait nécessaire. Et bien m'en a pris car, en effet, j'ai dû écourté mon voyage pour repartir d'Armissan deux jours après notre arrivée.

J'ai donc participé à un voyage de 6 jours: 3 pour descendre à Armissan, 1 jour sur place, et 2 jours pour remonter à Bousval. Soit un total de 2.271 km en 6 jours.

vendredi 22 mai 2026 (453 km)

Départ prévu à 10:00, place Général Piron à Couvin... Je commence à connaitre cette adresse par coeur.

Je suis arrivé le premier, étant parti de la maison juste après 8:00 pour être sûr de ne pas être retardé par les embouteillages. On ne sait jamais. J'ai donc pris un café au bistrot qui venait d'ouvrir avant d'être rejoint par Henri et puis Gull.

Nous sommes partis à l'heure mais déjà Gull nous quittait, Henri et moi, pour suivre son roadbook jusqu'à Rethel où nous nous étions donnés rendez-vous. De mon côté, cela m'a fait plaisir de retrouver l'ancienne route entre Couvin et Rethel même si on est obligé d'emprunter le nouvelle autoroute A304 sur quelques kilomètres après Rocroi. Après Rethel, nous nous sommes arrêtés à Vitry-le-François où Gull avait trouvé un Burger King sur Google. Personnellement, j'aime bien les Burger King et les préfère au MacDo.

En repartant, Gull avait décidé de faire le plein au Leclerc d'en face et je l'y ai suivi pour être en synchronisation (pour les arrêts essence). Sauf que Henri avait oublié et est reparti directement plein sud. Lors de l'arrêt, nous avions discuté de la pertinence de traverser Tonnerre et avions décidé de contourner la ville par la rocade. Sauf que Gull, qui était loin derrière, a pensé qu'on serait des klettes et s'est engagé dans la ville pour s'arrêter boire un pot. De toute façon, il nous avait prévenu qu'il n'allait pas suivre strictement l'itinéraire programmé car il voulait prendre un petit tronçon de la A6 après Nitry pour rejoindre l'hôtel à l'est d'Avallon.

Parlons-en un peu de cet hôtel Campanile-Première Classe. Pour la moitié du prix de la chambre au Campanile, vous avez une chambre en Première Classe dont le matelas de lit n'est pas vraiment confortable, où la salle-de-bain est minuscule avec un compartiment de douche ridicule; il n'y a aussi qu'une seule prise électrique pour recharger ses appareils et la télévision a la taille d'un timbre poste. Au restaurant, vous avez droit au menu de la veille, si ce n'est de l'avant-veille, pour 20,50 euros entrée et plat. Ce soir nous aurions dû avoir une bavette avec petits pois carottes mais la cuisinière (enfin, c'est elle qui le dit) nous a annoncé qu'elle était à court de petits pois et a demandé si on acceptait des pâtes à la place.

L'entrée, un feuilletée au fromage de chèvre, était du réchauffé de réchauffé et le plat principal était une demie portion de viande avec un ciment de tagliatelles. J'ai tout mangé car j'avais faim, ainsi que Henri, mais Gull a juste mangé la viande et a déclaré que les pâtes étaient indigestes après les avoir tâtées. Il a d'ailleurs fait une remarque à la serveuse (qui devait aussi être la responsable ce soir-là) qui s'est excusée et a proposé de ne pas payer. Autant dire que nous avons accepté. Merci à Gull.

samedi 23 mai 2026 (395 km)

La seule consolation de l'hotel Première Classe est le petit-déjeuner à volonté pour 7,90 euros. Nous ne nous sommes pas gênés pour prendre un solide petit-déjeuner, pas plus d'ailleurs que la trentaine de touristies asiatiques qui étaient arrivés la veille assez tard et n'avaient sans doute pas mangé. D'après Gull, qui s'était installé dans la salle du restaurant juste avant eux, ils ont empilé des montagnes de bouffe sur leurs assiettes et on fait une véritable razzia sur le buffet.

Petite anecdote: pendant que Gull prenait son petit-déjeuner, deux motards français sont venus nous demander si on avait un kit anti-crevaison. L'un d'eux, qui roulait en BMW, avait un gros trou dans son pneu arrière que la bombe anti-crevaison n'avait pas réussi à colmater. Je suis allé chercher mon kit de réparation dans mon top case et on a utilisé une des mèches enduite de colle pour boucher le trou. On doit attendre quelques minutes avant de regonfler le pneu et ça avait l'air de tenir la pression, malgré le fait que mon kit a facilement 15 ans, si ce n'est plus. L'ayant déjà utlisé, je sais que le plus difficile et le plus dur, c'est de faire rentrer la mèche dans le pneu. Il faut de la poigne et il faut vraiment forcer, sinon, la manip est assez simple et, apparemment, efficace.

En parlant de dépannage, je dois remercier Gull qui m'a donné deux colsons (colliers en plastique) pour sécuriser le petit sac que je mets sur mon guidon. Le système de velcro (certainement pas de qualité professionnelle) pour attacher le sac ne me semblait pas fiable et je craignais de le voir s'envoler sur le trajet.

Aujourd'hui, nous avions 345 km à parcourir jusqu'à Le Puy-en-Velay. Pour des raisons qui m'échappent, mon Garmin n'a pas suivi l'itinéraire prévu et je me suis retrouvé à suivre un trajet plus direct et plus rapide à deux reprises. Pourtant, ça avait bien commencé et je suivais Henri fidélement. Bon, on s'est un peu perdu après avoir pris de l'essence mais on s'est retouvé à l'entrée de Autun où Gull a préféré rentrer en ville plutôt que suivre Henri qui prenait un raccourci qui était pourtant bien indiqué sur son roadbook. Bref, on s'est encore une fois retrouvé et Gull nous a amené dans le centre ville de Marcigny où nous avons mangé un sandwich.

C'est à partir de là que mon Garmin a décidé de ne plus suivre le tracé et, en repartant, j'ai repris la D983 plein sud au lieu de prendre la D989 plein ouest. Je me suis donc retrouvé seul sur cette route rapide et, quelques kilomètres plus loin, j'ai bifurqué vers l'ouest pour retrouver la N7, traverser Roanne, puis la N82 plein sud jusqu'à la D282 pour essayer de retrouver le roadbook. Bref, je me suis perdu. J'ai remonté vers le nord en descendant le long de la Loire pour la traverser à Port de Bully puis j'ai retrouvé le roadbook à Bully. Ce petit détour m'a valu 40 kilomètres de rallonge mais j'ai retrouvé les copains à Margerie-Chantagret où ils s'étaient arrêtés pour prendre un verre... bien entendu.

Un peu plus loin, après Montbrison, mon Garmin m'a encore une fois fait quitter le roadbook et je me suis retrouvé sur la D44 plein sud pour rejoindre la N88 (très belle route) et arriver au Puy-en-Velay que j'ai dû traverser pour retrouver l'hotel, le B&B à Vals-près-le-Puy, au sud du Puy-en-Velay. Très bon hôtel, 10 fois mieux que le Première Classe d'Avallon, et où nous avons bien mangé aussi.

dimanche 24 mai 2026 (341 km)

Après avoir payé le petit-déjeuner en supplément, nous sommes partis vers 9:00 pour rejoindre la N88 jusqu'à Langogne où nous avons pris de l'essence. Gull nous avait prévenu qu'il suivrait son roadbook et ne passerait pas par les gorges du Tarn; on s'était donc donné rendez-vous à Clermont l'Hérault à la sortie 57 de la A75.

Je suivais Henri sans me soucier de Gull qui a filé plein sud vers Alès. Après Mende, nous avons quitté la N88 à Chanac pour prendre la D32 puis la D998 et redescendre sur Sainte-Enimie où nous nous sommes arrêtés pour boire un pot. Il était presque midi et il y avait foule dans cette petite ville. Henri et moi avons préféré acheté un sandwich qu'on a composé et acheté dans une épicerie et que nous sommes allés manger quelques kilomètres plus loin, à l'ombre.

En repartant, mon Garmin a insisté pour que je quitte les gorges du Tarn à plusieurs reprises (Henri était parti devant et je ne le voyais plus) mais comme je savais qu'on devait aller jusqu'à Millau, j'ai désobéi à mon GPS et j'ai poursuivi ma route le long du Tarn. J'ai retrouvé Henri à un feu rouge (pour des travaux) et on s'est arrêté au camping le Peyrelade pour boire un pot et manger une glace mais aussi car Henri voulait rencontrer le propriétaire du camping qui est le [futur] beau-père de sa petite-fille. En fait, il a trouvé la [future] belle-mère ainsi que le frère de Tom, le copain de sa petite-fille.

Nous sommes repartis en direction de Millau et avons rejoint la A75 Sur 60 kms jusqu'à Clermont-l'Hérault où nous avions rendez-vous avec Gull. En l'attendant, nous en avons profité pour nous désaltérer car il faisait très chaud. J'ai oublié de mentionner que cela faisait trois jours que la température avoisinait les 30°C. Après une demie heure, nous avons reçu un SMS de Gull qui s'était arrêté à une trentaine de kilomètres, aussi pour boire un pot, et qui nous informait que ce n'était pas la peine de l'attendre.

Nous sommes donc repartis sur la A75. Le roadbook nous faisait sortir à Béziers pour ne pas continuer sur la A9 payante mais Henri m'a convaincu que les 3 euros étaient rentables du point de vue gain de temps. Je crois qu'il avait envie de retrouver son fils et sa belle-fille le plus tôt possible. Il m'avait bien indiqué quelle sortie je devais prendre et je l'ai retrouvé au péage de Narbonne-plage / Narbonne-est. Il faut dire que ma petite CFMoto 450MT est un peu juste avec ses 42 chevaux pour maintenir du 130 km/h sur de longues distances. Pour ne pas fatiguer le moteur, je me tenais entre 110 et 120. Par contre, le fait d'avoir un badge autoroute, je ne perds pas de temps aux péages et, sans m'en rendre compte, je me suis retrouvé devant lui à la sortie de l'autoroute.

Nous sommes arrivés à Armissan en fin d'après-midi et sommes allés directement chez Nicolas et Martine, son fils et sa belle-fille, où il y avait aussi Camille, la plus jeune de ses petites-filles. Gull nous a rejoints une demie heure plus tard alors que nous étions en terrasse, bien à l'ombre, en train de siroter une boisson fraiche. Bonne surprise, Manon, son autre petite-fille, est arrivée avec son compagnon, Tom, alors qu'ils prévoyaient de partir dans le Pays Basque espagnol pour, je crois, participer à un concert.

Nous étions invités pour le repas du soir, une grillade, après nous être installés dans la maison de vacances de la soeur de Henri. Ici, je dois mentionner le fait que cette maison est superbement agencée avec très bon goût. Je remercie Muriel et Pol (par l'intermédiaire de Henri) de nous avoir accueillis dans cette belle demeure. Nous avons pris une douche avant de retourner chez Nicolas et Martine où nous avons soupé. Puis nous sommes rentrés dormir après avoir rangé nos motos au fond du jardin.

lundi 25 mai (farniente)

Après 3 jours de moto et plus de 1100 kms parcourus, on a le droit de se reposer. En plus, comme il fait très chaud (plus de 30°C à l'ombre), quoi de mieux qu'une journée au bord de la piscine et des repas à l'ombre sous les arbres. Nicolas et Martine nous avaient invités pour le repas de midi et le repas du soir et nous avons été gâtés avec du sanglier de la Clape, de la salade et des fraises et cerises.

On s'est levé tard, on a glandé le matin après un bon petit-déjeuner (merci Henri et Nicolas), on a bien mangé, on s'est baignés dans la piscine, puis on s'est prélassés à l'ombre avant de retourner manger le soir puis rentrer nous coucher avec le soleil. Au risque de me répéter, je remercie Nicolas, Martine et Camille pour cet accueil très chaleureux.

Autant dire que ce fut une journée relaxe.

mardi 26 mai 2026 (620 km)

Au programme: 620 kilomètres dont un peu moins de 400 sur autoroute entre Béziers et Gannat, au nord de Clermont-Ferrand. Tout s'est très bien passé; j'ai roulé entre 110 et 120 km/h sur la A75 et je me suis arrêté quatre fois: trois fois pour prendre de l'essence (Salles d'Aude, aire de La Lozère et Corbigny) et une fois pour manger (Saint-Pourçain-sur-Sioule).

A part les nombreuses sections en travaux avec des camions qui roulent à du 20 km/h dans les côtes ainsi que les travaux au sud de Clemont-Ferrand (à éviter si vous le pouvez), j'étais sorti de l'autoroute avant 13:30, étant parti d'Armissan un peu après 8:00. Je me suis trompé de route juste une fois car j'avais oublié de rallumer mon intercom (sur mon casque) et, alors que je suivais un camion que je cherchais à dépasser, je n'ai pas fait attention au croisement où je devais prendre à droite vers Nouars sur la D958.

Je suis arrivé au Campanile d'Avallon un peu après 17:00 et j'ai pris une chambre avec petit-déjeuner ayant auparavant acheté un sandwich pour le soir et ainsi éviter de devoir manger au restaurant... au menu duquel il y avait des pââââtes. Ma chambre avait une vraie salle-de-bain avec baignoire et j'en ai profité pour prendre un long bain pour me décontracter. Je crois que ce mardi a été la journée la plus chaude qui a du frôler les 35°C. Il était temps que je m'arrête.

mercredi 27 mai 2026 (462 km)

Retour au bercail avec 440 kilomètres sans autoroute, ou presque. Je suis parti de bonne heure, 7:20, pour une première étape de 227 kms juqsu'à Sainte-Ménehould où j'ai pris de l'essence et une boisson fraiche. Puis une deuxième étape de 235 kms jusqu'à Bousval avec un leger détour en voulant monter sur la A304 à Poix-Terron: la bretelle d'entrée sur l'autoroute était fermée ce qui m'a obligé de rallonger d'une vingtaine de kilomètres en passant par Novion-Porcien et Signy-l'Abbaye avant de retrouver la A304 à Le Piquet. Ensuite quelques kilomètres d'autoroute jusqu'à Couvin puis la N5 jusqu'à Charleroi où j'ai retrouvé les embouteillages.

Cela ne m'a pas empêché d'arriver à la maison un peu avant 14:00 ayant roulé à du 71 km/h de moyenne. Pas mal pour une petite 450 cm³ de 42 ch.

Résumé

Le Garmin Zumo XT2

Quelles conclusions peut-on déduire de mon GPS Garmin ? A part le fait que je n'ai sans doute pas tout compris à son fonctionnement, j'ai tout de même remarqué que, si j'utilise le fichier GPX de type "tracé" plutôt que "route", le Garmin suit fidèlement l'itinéraire à condition qu'il y ait suffisament de POIs indiqué. Le problème vient sans doute du fait que le fichier GPX ne contenait pas assez de POIs et c'est alors à l'exportation du fichier GPX à partir du programme MRA vers le Garmin qu'il faut s'assurer que la sauvegarde du fichier est dans le bon format.

MyRoute App

Encore une fois, j'insiste sur le fait qu'il est nécessaire de bien comprendre comment fonctionne cet outil que je trouve formidable. Ancien utilisateur de Tripy (RoadTracer et RoadMaster), je me suis converti sans hésiter à cette application après l'avoir essayé. Je ne vais pas rentrer dans les problèmes et les frustrations du Tripy RoadTracer (le RoadMaster en lui-même ne pose pas de problème) mais il est loin derrière le programme MRA en terme de qualité. Et la réactivité des concepteurs de cette application est exemplaire. Pour info, il y a une série de "tutos" sur Youtube très bien conçues.

C'est triste à dire mais, étant fidèle au Tripy depuis 2009 (cela fait 17 ans tout de même), et malgré la nouvelle version sortie en début d'année, j'ai décidé d'abandonner Tripy quand il s'agit de préparer des voyages de plus d'un jour.

La 450MT

Ici aussi, je vais me répéter. Cette petite moto est formidable. Elle est très confortable sur longues distances, elle ne consomme pas beaucoup, elle est suffisament puissante et elle n'est pas difficile du tout à maneuvrer. Son seul défaut pour l'instant ? Rouler à du 130 km/h sur autoroute. A cette vitesse, le moteur tourne entre 7500 et 8000 tours/min et j'ai préféré ne pas pousser trop longtemps.

Il est possible de changer les pignons de chaine (plus grand à l'avant et plus petit à l'arrière) mais j'ai peur que cela ne modifie le comportement de la moto qui a de bonnes reprises à bas régime.

Remerciements

Le châpitre mérite une entrée spécifique dans ce compte-rendu car il faut avouer que ce voyage doit beaucoup à la famille Laudelout:

C'est pour cela que, lors de la troisième étape pour descendre en Occitanie, j'ai offert à Henri les boissons, sandwich et glace. Pour Nicolas et Martine, j'ai essayé de trouver un article un peu original qui, je l'espère, devrait diminuer les piqures de moustique. Je n'ai encore rien trouver pour Muriel et Pol mais je cherche...

Les photos

Pourquoi pas plus de photos ? Tout simplement parce que les 3 jours de descente vers Armissan et les 2 jours de remontée à Bousval ne se prêtait pas à des haltes touristiques ou culturelles vu le nombre de kilomètres à parcourir chaque jour. Bien sûr on s'est arrêtés mais c'était surtout pour se détendre et se désaltérer, pas pour visiter. J'ai quand même retenu quelques lieux qui pourraient être intéressants, comme par exemple le musée de l'automobile au château de Montjalin, 8 kms au nord d'Avallon, sur la D170 direction Montbard.

Post scriptum

Pour m'amuser, j'ai suivi sur Google Maps la progression de Henri et de Gull lors de leur remontée en Belgique en trois jours et qui avaient partagé leurs positions.

Je remarque que ce que l'on peut voir sur Google Maps ne reflète pas nécessairement la réalité. Il n'y a pas de synchronisation entre la position de l'un par rapport à l'autre; les positions respectives ne sont pas rapportés en temps réel mais seulement toutes les 2 minutes (estimation). Aussi, le pic de chaleur qu'on a subi entre le 23 et le 27 mai explique pourquoi Henri eet Gull ont jugé bon de rester au bord de la piscine plutôt que de se faire suer à moto. Je crois que j'aurai fait pareil. Et finalement, le roadbook de retour que j'avais reçu n'était pas la dernière version.

Mais ça m'a fait plaisir de pouvoir suivre leurs progressions pendant les 3 jours de remontée en Belgique. C'est comme si j'étais resté un peu avec eux.

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